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March 19 UN PEU D’HISTOIRELES BOURSES DU TRAVAIL, UN PEU D’HISTOIRE
REF : VO EDITIONS LE PREMIER SIECLE
Sous cette formule lapidaire , nos prédécesseurs surent trouver un visage à la solidarité. Telle fut la fonction des bourses du travail dont la première, celle de paris, à été inaugurée en 1887 elles furent à la fois siège local des syndicats, mais encore centre de formation professionnelle, bureau de placement, bibliothèque, éditeur de journaux , conseil juridique, parfois coopérative de consommation et, dans quelques cas ,asile de nuit. Et ce n’était pas des coquilles vides que ces 63 bourses recensées dans les années 1887- 1899. La bourse de paris avait effectué 8539 placements durant l’année 1896 . celle de Marseille, 3372 en 1891. les cours de formation professionnelle organisés par 17 bourses rassemblaient 3092 participants en 1899 et la bibliothèque de la bourse de paris comptait la même année 5779- volumes. Quand une profession entrait en lutte , elle savait trouver à la bourse la solidarité concrète apportée par la caisse de grève et quand la lutte avait épuisé les dernières ressources des familles , par les « soupes communistes » La création de « caisses de secours » donna lieu d’ailleurs à bien des débats. Les « puristes » leur reprochaient d’édulcorer les ardeurs révolutionnaires et de contribuer à développer un certain attentisme. Ce qui amena Pelloutier à établir une différence entre un « mutualisme prud’hommien » à laquelle tout syndicalisme pourrait avoir recours, sous condition de réciprocité. Car il est vrai que la véritable solidarité est échange, « interactivité », selon un terme à la mode. Elle apporte autant à celui qui en bénéficie qu’à celui qui la pratique. Parmi les initiatives des Bourses du Travail, il paraît opportun de souligner une création particulièrement intéressante : le viaticum, qui relayait en la transformant la vieille pratique du tour de France, instaurée par le campagnonnage. Face au chômage, nombre de salariés devaient s’expatrier et ces « voyageurs »(comme on les appelait) recevaient de leur syndicat un livret leur donnant droit au viaticum à la Bourse de la ville où ils se présentaient en espérant y trouver un emploi. Ce viaticum était un pécule de voyage, versé en espèces ou en nature. C’est ainsi que le journal « la typographie française » organe officiel de la fédération du livre publiait en décembre 1898 la liste de ses « préposés au viaticum » dans 160 villes de France (y compris Alger, Tunis et Constantine). Le journal conseillant parfois aux voyageurs d’éviter telle ou telle ville où toute possibilité d’emploi dans leur profession était exclue.
Réf : dictionnaire HACHETTE : Bourse du travail : Réunion des adhérents des syndicats d’une ville ou d’une région, en vue de la défense de leurs intérêts et de l’organisation de services collectifs ; Lieu de cette réunion et lieu d’information. TrackbacksThe trackback URL for this entry is: http://boursedutravail.spaces.live.com/blog/cns!A3F1C802B594EDD2!152.trak Weblogs that reference this entry
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